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Environnement institutionnel et social

Environnement institutionnel et social

Introduction

Depuis 2003, le Bénin et le Togo ont connus de nombreuses avancées dans le domaine de l’assurance maladie en particulier de la mutualité :

  • Les deux pays disposent d’un cadre national de concertation où se retrouvent les promoteurs des mutuelles. Le Ministère en charge de la mutualité y trouve un interlocuteur.
  • Le Bénin s’est doté d’une stratégie nationale pour le développement des mutuelles de santé. Actuellement, les travaux sur l’assurance universelle sont bien avancés.
  • Le Togo a identifié un ministère de tutelle, il s’agit du Ministère du Travail
  • Les deux pays sont entrés dans le processus d’élaboration d’une loi-cadre, régissant les mutuelles de santé ayant été adoptée en novembre 2009. Cette loi a été rédigée avec la participation de la société civile et notamment la participation des membres du cadre national de concertation. Elle concerne tous les pays de l’UEMOA.
  • Avec l’appui du BIT/STEP, le Bénin est en train de promouvoir l’assurance maladie universelle tandis que le Togo entreprend les démarches pour créer une mutuelle des fonctionnaires. À terme, cette mutuelle devrait s’ouvrir au système informel et créer une solidarité entre les deux secteurs.

D’où venons-nous ?

Les mutuelles de santé ont un but social. Elles se basent sur la solidarité, la responsabilité, et l’épanouissement de la personne. Les promoteurs de mutuelles de santé promeuvent l’équité dans l’accès aux soins, pour que ceux-ci soient accessibles au plus grand nombre. Les ménages qui vivent sous le seuil de pauvreté font l’objet d’une attention particulière de la part des promoteurs de mutuelles de santé.

Le promoteur de la mutuelle doit faire face à des difficultés de taille, surtout en milieu rural. Pour les mutuellistes, tout est neuf, la gestion demande de développer des compétences auxquelles ils ne sont pas du tout habitués dans leur quotidien d’agriculteur ou de travailleur du secteur informel. Il faut mobiliser les ressources des gens pour l’approche quasi inconnue du prépaiement. Puis, les mutuellistes sont confrontés à la contractualisation avec les structures de santé, aux négociations sur leurs attentes, avec leur vision de la qualité des soins.

Lorsqu’on met en place des mutuelles de santé, on se rend compte combien celles-ci ne peuvent pas, seules, apporter une réponse à l’accès aux soins. Laissées à elles-mêmes, les mutuelles risquent bien de rester « confidentielles » et « sur la corde raide » du point de vue de leur viabilité.

 


En fait, les mutuelles forment la base sociale et communautaire d’un système plus large de protection sociale. C’est une bonne chose que ces systèmes se construisent au départ de la sorte, par les gens, sur la base de leurs propres forces et de la mise en avant de leur besoin en santé, mais comment, au départ de l’initiative mutuelliste, aller vers un système de protection sociale ? Comment inscrire les actions communautaires d’aujourd’hui dans un environnement plus large ? Comment rejoindre les acteurs – de la santé, du social, du monde du travail, … - qui, à une plus large échelle, œuvrent à la construction d’une protection sociale durable ?

 

Dès lors, comment s’y prendre ?

Pour la promotion et la professionnalisation des jeunes mutualités, les promoteurs et les leaders des mutuelles de santé sont, par la force des choses, amenés à contribuer à la création ou au renforcement d’un environnement social et institutionnel favorable. Cette contribution est amenée à se développer aussi bien au niveau local, qu’au niveau national et international.

 

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Réalisation: www.afd-ld.org (Alexandra Jacoby, Catherine Le Clercq, Pascal Bajoit)